François Fontaine

California dream

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California Dream takes you into the seaside world of California surfers in the 1960s, a high point of the American dream before it shattered in the face of rising racial tensions and the radicalization of protest movements.

The photographs of François Fontaine interpret the films and documentaries devoted to surfing whose sources fashioned the legend.

Thus revisited, their images gain in intensity, awakening their symbolism and timelessness. The acidulated colors suggest the Technicolor of the era and David Hockney's brightly colored Pop Art paintings. The fuzzy focus places the photos on a pictorial plane evoking Seurat and Hopper. The California dream seems like a nebulous setting inhabited by actors etched in our memories but whose faces we can’t remember: evanescent silhouettes, cool, glamorous figurines, soon to be puppets of the Vietnam War.

Discovering surfing in Hawaii in 1907, Jack London called it "a king's sport", gods straddling "foaming monsters". A half-century later in a California that had become the epicenter of the surfing culture, the sport was the symbol of freedom, adventures and sensuality. In a materialistic and morally rigid America, it extoled a lifestyle disconnected from consumerism: a strong rapport with nature, a quest for an adrenaline rush in communion with a wave, a hedonistic ideal in phase with freedom from accepted standards.

Muscled and tanned, the photogenic beach boys were a gold mine for the media and Hollywood. The surfers' way of life and its iconic images spread all over the world on a pop-rock sound track: the wait astride a board, groups of good-looking guys crisscrossing a wave, long boards piled on a van, and bikini-clad girls ….

Sea, sex and sun.

Olivier Darmon

FR

California Dream invite au voyage dans l’univers balnéaire des surfeurs californiens des années 60, un point d’orgue du rêve américain avant que celui-ci ne s’abîme dans l’exacerbation des tensions raciales

et la radicalisation des contestations.

Les photographies de François Fontaine interprètent ces films et documentaires consacrés au surf, les sources ayant façonné

le mythe.

Ainsi revisitées, leurs images gagnent en intensité, se révèlent symboliques et intemporelles. Les couleurs acidulées suggèrent le Technicolor de l’époque et les chromos pop art de David Hockney. Le flou fait basculer les photos dans un registre pictural évoquant Seurat ou Hopper. Le rêve californien apparaît alors comme un nébuleux décor, habité d’acteurs gravés dans nos mémoires, mais dont on a oublié les visages : des silhouettes évanescentes, des figurines cool et glamours, bientôt les marionnettes de la guerre du Vietnam.

Découvrant le surf à Hawaï en 1907, Jack London évoque « un sport de roi », des dieux chevauchant des « monstres écumants ». Un demi-siècle plus tard, en Californie devenue l’épicentre de la culture surf, la pratique est symbole de liberté, d’aventures et de sensualité. Dans une Amérique matérialiste et morale¬ ment rigide, elle prône un mode de vie déconnecté du consumérisme : un rapport puissant avec la nature, une quête d’adrénaline dans la communion avec la vague, un idéal hédoniste

en phase avec la libération des moeurs.

Musclés et bronzés, les photogéniques beach boys sont un sujet en or pour les médias et Hollywood. Le Surf way of life et ses images iconiques se propagent alors dans le monde entier sur une bande son pop-rock : l’attente à califourchon sur la planche, les beaux gosses zébrant la vague en groupe, les long boards empilés sur le van, et les filles en bikinis...

Sea, sex and sun.

Olivier Darmon

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