François Fontaine

Japanese Whispers

EN

Travelling to Japan was a childhood dream. I would observe on the walls of our house the Utamaro and Harunobu woodblock prints my father had brought back from a trip to Japan while working as a naval officer. Traveling there in 2008, I found myself in a very familiar place.

Throughout this trip, I had a vague feeling of indecision. Just like the Shoji – those silent sliding doors one finds in temples and traditional houses – plunged in a quiet and misty world.

The resemblance between people and nature was what I found the most striking. The ephemeral figures seen in bars of the Shinjuku area in Tokyo,

the frail silhouettes sliding in the backstreets of Gion, Kyoto, curiously resembled those from the wood prints of my childhood. As would the hybrids and fantastics shapes of the trees and bamboos in the gardens in Kanazawa and Kamakura.

The landscapes and places were tainted with an unsettling ghostly atmosphere. The daily gentle touching and rustling would resonate inside me like “whispers”. Japan, more than any other country, gave me the ultimate feeling of blending in nature and floating on clouds.

François Fontaine

FR

Voyager au Japon était un rêve d’enfant. Depuis toujours, j’observais sur les murs de notre maison les estampes d’Utamaro et d’Harunobu que mon père, officier de marine, avait rapportées d’un séjour là-bas. En partant au Japon au printemps 2008, je retrouvais cet univers qui m’était si familier.

Tout au long de ce voyage un vague flottement m’accompagnait. Comme les shoji, ces portes qui glissent silencieusement dans les rainures en bois des temples et des maisons traditionnelles, j’étais plongé dans un monde silencieux et vaporeux.

La ressemblance qu’il y avait entre les gens et la nature était ce qu’il y avait de plus frappant. Les figures furtives entrevues dans les bars de Shinjuku à Tokyo, les frêles silhouettes glissant dans les ruelles de Gion à Kyoto ressemblaient étrangement à celles des estampes de mon enfance. Tout comme les formes hybrides et fantastiques que recouvraient les arbres et les bambous des jardins de Kanazawa et de Kamakura.

Les lieux et les paysages étaient empreints d’une atmosphère fantomatique troublante. Les frôlements et les bruissements quotidiens résonnaient en moi comme des « chuchotements ». Le Japon, plus que tout autre pays, m’a donné la sensation extrême de me fondre dans la nature et de flotter sur les nuages.

François Fontaine

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